François Modesto : « Un groupe merveilleux »
Concentré sur l’objectif maintien à la veille d'affronter Toulouse au Stadium, François Modesto revient sur les difficultés du début de saison et sur la naissance d’un groupe qu'il estime chambreur, respectueux et solidaire. Interview...
François, comment réussir à se situer dans ce championnat où tout peut encore arriver ?
Nous connaissons notre objectif : arriver à ces 42 points le plus vite possible. Le match nul du week-end dernier contre Bordeaux (0-0) nous a permis de prendre un nouveau point par rapport au premier relégable. Il faut continuer et même si on se sent un peu moins menacé par la relégation qu’à une certaine période, le danger est toujours là. Le 18ème est à six points, c’est-à-dire deux matches, ça peut aller très vite…
Une fois que le maintien sera acquis, vous pourrez alors penser à la Coupe d’Europe…
C’est difficile, il faut commencer par prendre des points dès samedi à Toulouse. Il ne reste que 11 matches et ça va être délicat de rattraper les premiers. Le plus important, ce sont ces 42 points. Une fois sauvés, on donnera tout pour accrocher la Coupe UEFA.
Vous êtes beaucoup plus à l’aise à l’extérieur depuis le début de l’année, comment expliques-tu ces difficultés à domicile ?
C’est clair qu’actuellement, il est plus facile pour nous de jouer à l’extérieur qu’à domicile. Cette année, on est une équipe de contre. Nous sommes capables de bien défendre pour aller ensuite très vite vers l’avant grâce à des joueurs comme Piquionne et Touré. C’est quelque chose qui s’applique plus facilement à l’extérieur car nous ne sommes pas obligés de faire le jeu. A Monaco, les adversaires jouent tous derrière, c’est à nous de faire le jeu et eux nous contrent. C’est pour ça qu’on a plus de mal à domicile qu’à l’extérieur. C’est dommage car à chaque fois qu’on a ouvert le score au Louis II, ça s’est bien passé ensuite…
Quelle est la solution ?
Contre Lens et Bordeaux, on a les occasions pour gagner ! Mais on peut aussi perdre ces deux matches. Il faut désormais réussir à trouver un équilibre à domicile. On se découvre parfois énormément et nos adversaires en profitent. Il faut réussir à ouvrir la marque rapidement.
Avec le recul, quel est ton sentiment par rapport au début de saison raté ?
Quant tu fais 8 défaites dans les 11 premiers matches, tu ne peux jouer que le maintien ! Ca se sentait dès le début de saison car quand tu changes un groupe de cette manière, avec beaucoup de nouveaux joueurs, dont beaucoup d’étrangers, il faut laisser le temps à tout le monde de s’adapter, c’est normal. Mais au bout de 4-5 mois, tous ces joueurs sont sortis du lot et ont fait la différence.
Aujourd’hui, on sent un groupe très soudé…
Le groupe a tellement souffert ensemble cette saison qu’il est capable de faire un très bon championnat l’an prochain. Les automatismes sont là sur le terrain mais c’est aussi dans le vestiaire que l’entente entre les joueurs se matérialise. Aujourd’hui, on se connait par cœur, on se chambre beaucoup… C’est un groupe merveilleux. On a tellement eu de difficultés à créer ça entre nous qu’il serait dommage de le casser la saison prochaine. Pour moi, c’est l'un des meilleurs groupes dans lequel j’ai évolué. Dans la défaite, on s’est énormément rapprochés, on s’est tous réunis. C’est le groupe tout entier qui nous a sorti de cette mauvaise passe. On s’entend tous très bien, ce qui ne nous empêche pas de nous chambrer et de nous mettre quelques semelles et quelques tacles pendant la semaine ! Mais il y a un respect mutuel et un plaisir à se voir et à s’entraîner ensemble. C’est le plus important.






























ça par contre c'est mauvais signe, en esperant que ça change rapidement...